Liste des groupes appuyant l’initiative

Merci à tous les groupes appuyant l’initiative d’un FSM 2015 polycentrique avec ancrage au Québec. Le Forum social mondial, c’est vous!

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4 commentaires sur “Liste des groupes appuyant l’initiative

  1. Pensez-vous qu’un pays du nord comme Québec a toutes les garanties pour faciliter l’obtention de visas surtout pour les délégations africaines? C’est ça l’inquiétude des organisations africaines.

    • Bonjour,

      Merci beaucoup de votre question, très pertinente en effet! Nous croyons qu’en effet, l’obtention de visas ne sera pas du tout automatique, c’est d’ailleurs pour cela que nous proposons d’investir une plateforme web qui permettrait plus facilement la collaboration pour développer plusieurs ancrages du FSM en 2015 (Forum polycentrique et étendu).

      Nous avons écrit un document de Foire aux questions où nous adressons la question des visas et des coûts pour les participant provenant des pays du Sud Global : https://fsm2015quebec.wordpress.com/faq-foire-aux-questions/. Vous trouverez ci-dessous les réponses pertinentes.

      N’hésitez pas à nous écrire si vous avez d’autres questionnements ou si vous voulez contribuer à la réflexion sur ce sujet.

      Solidairement,

      Collectif de facilitation FSM-QC

      1. La question des visas : Le gouvernement Harper va-t-il vraiment octroyer des visas aux activistes du Sud pour qu’ils participent au FSM au Nord ?

      Réponse : La question du pouvoir discrétionnaire du gouvernement canadien d’octroyer ou non le droit aux étrangers d’entrer sur notre territoire est devenue hautement politique ces dernières années. Il n’y a pas un groupe, une association, ou un collectif organisateur d’un événement de portée internationale au Québec et au Canada qui ne se soit confronté à cette politique du refus et qui ne peut témoigner de la difficulté d’obtenir des visas pour des ressortissants étrangers, surtout en provenance du Sud Global. On connait aussi la propension du gouvernement actuel à utiliser les rouages de l’État à des fins partisanes et idéologiques (restriction dans l’accueil des réfugiés, coupure dans les subventions publiques…). Doit-on pour autant reculer face à la menace et nous empêcher d’organiser un événement militant de portée internationale simplement par crainte des représailles du gouvernement conservateur ? Cela voudrait dire que le pouvoir dissuasif du gouvernement aurait eu raison de notre volonté de construire une société plus juste, durable et solidaire. Cela serait abandonner la bataille avant même de l’avoir menée.

      Au contraire, la venue du FSM 2015 au Québec nous apparaît comme une formidable opportunité pour dénoncer l’usage abusif du pouvoir discrétionnaire de l’État canadien. Avec la venue du FSM au Québec, nous aurons la force du nombre. Si le gouvernement conservateur refuse en masse (plusieurs centaines voir plusieurs milliers) des demandes de visas à nos participants étrangers en provenance du Sud, nous aurons là un puissant levier de plaidoyer politique et surtout matière à mener une belle campagne de sensibilisation du public sur les usages abusifs du pouvoir de l’État par le gouvernement conservateur, à une époque où les pays du Nord mettent en place des mesures sécuritaires aux frontières de plus en plus restrictives. Cette question de l’accessibilité, de la discrimination à l’égard des ressortissants du Sud et de l’image du Canada dans le monde pourrait aussi devenir un enjeu politique si le débat est porté à la fois à la Chambre des communes, à l’Assemblée nationale et sur la place publique, via une communication précise et ciblée sur ce thème. N’oublions pas que nous serons en période électorale à l’automne 2015. Cette question du «Canada forteresse» pourrait devenir un thème de campagne.

      Ainsi, plutôt que de reculer, nous proposons d’utiliser la force de nos réseaux :

      Que chaque organisation de la société civile québécoise et canadienne parraine des demandes de visas de la part de leurs partenaires au Sud, et que l’ensemble de ces demandes soient planifiées suffisamment à l’avance (au moins 6 mois) et coordonnées avec l’appui du comité organisateur du FSM 2015.
      Qu’un suivi de l’état d’avancement de ces demandes soit fait de manière coordonnée afin de pouvoir développer une stratégie de communication adaptée et ciblée sur ce dossier.
      Que des dialogues soient établis avec des personnes impliquées dans des partis politiques fédéraux/provinciaux et des députés sensibles aux enjeux soulevés par le FSM, de manière à porter le débat suffisamment tôt à la Chambre des communes et à l’Assemblée nationale (hiver 2015). Ceci devra être fait avec une attention particulière aux points 8 et 9 de la Charte des Principes du FSM, qui stipulent que le Forum est un espace non partisan.

      2. La question des coûts de participation : Comment les participants du Sud vont-il pouvoir assumer les coûts de participation au FSM (avion, hébergement) ?

      Réponse : La question des coûts liés à la participation à un FSM, où qu’il se déroule, est une question récurrente qui se pose à chaque édition du FSM. Elle constitue, selon nous, la plus grande barrière à la participation, en plus d’avoir un coût écologique (transport aérien) non négligeable. Elle n’en constitue cependant pas moins un faux débat pour les organisateurs du FSM pour plusieurs raisons. Tout d’abord, nous n’avons aucun pouvoir sur le prix des billets d’avion et chaque FSM, où qu’il se déroule, sera loin pour certains, et proche pour d’autres. Les seuls coûts de participation sur lesquels le comité organisateur peut jouer sont les frais d’inscription, ainsi que les coûts d’hébergement et de d’alimentation. Ensuite, si l’on se fie aux bilans des différents FSM qui se sont déroulés à travers le monde depuis plus de 10 ans, ce sont généralement ceux qui ont les moyens qui se déplacent (directeurs d’ONG, cadres syndicaux, leaders associatifs, universitaires, étudiants partiellement subventionnés…) et très rarement des activistes issus de la base des mouvements. Finalement, et c’est l’argument le plus fort, en moyenne, plus de 80% des participants à un FSM sont issus du pays où se tient l’événement. Pour ce qui est des «internationaux», la moitié provient des pays limitrophes (qui ne se déplacent souvent pas en avion, où si c’est le cas, à un coût moindre). Quant à ceux qui «viennent de loin», ils ne comptent généralement que pour moins de 10% des participants. En somme, si le FSM est mondial du point de vue des enjeux qu’il aborde, des réseaux qu’il mobilise et des solutions qu’il propose, il demeure très local sur le plan de la participation. C’est un fait très important qu’il ne faut pas négliger dans la planification stratégique de la mobilisation et la démarche organisationnelle de l’événement.

      Ainsi, compte tenu des enseignements tirés de la participation aux précédents FSM qui se sont tenus dans le monde, il nous semble important de :

      Nous concentrer sur les efforts de mobilisations des populations locales (Québec) et limitrophes (Canada, États-Unis, Amérique latine et Caraïbes), qui devraient constituer plus de 90% des participants.
      Sensibiliser les organisations de la société civile québécoise, canadienne et nord-américaine afin qu’elles dégagent les ressources ou développent des stratégies de financement afin de faciliter la venue de représentants de leurs organisations partenaires au Sud.
      Prévoir des mesures de compensation des Gaz à Effet de Serre générés par la venue des participants internationaux (pour un événement carbo-neutre).
      Faciliter l’organisation d’événements mobilisateurs autour du déplacement des populations limitrophes vers le lieu du FSM (marches depuis les régions, caravanes à vélos, covoiturage…).
      Trouver des formes de financement innovantes de manière à réduire au maximum les coûts individuels d’inscription au FSM.
      Être proactif sur la question de l’hébergement, pour mettre en place des mesures d’hébergement solidaire à grande échelle, et surtout contribuer à l’organisation d’un campement international de la jeunesse (comme cela s’est fait à chaque édition du FSM au Brésil), et ainsi réduire concrètement les coûts de participation de tous.
      Mobiliser les groupes et associations expertes en la matière de manière à fournir le plus possible de la nourriture gratuite (dans l’idéal) sur le site de l’événement.
      Développer une infrastructure de communication via le web permettant de systématiser et généraliser l’expérience du Forum étendu pratiquée depuis 2009 dans les FSM. Cela permettrait de stimuler l’organisation d’événements locaux partout dans le monde, qui seraient retransmis en direct ici, de manière à favoriser les échanges entre les populations locales d’ici et d’ailleurs sans qu’elles aient pour autant à se déplacer.

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