Montréal accueillera le Forum social mondial en août 2016

Lors de la réunion du Conseil international du Forum social mondial, qui s’est tenue du 16 au 18 décembre 2013 à Casablanca (Maroc), la candidature de Montréal a été retenue pour l’organisation d’un Forum social mondial en août 2016. Chaque édition de cet important rassemblement altermondialiste réunit entre 60 000 et 150 000 participants (dont environ 20% proviennent de l’étranger) dans le but de créer des espaces qui renforcent la participation citoyenne, la démocratie et vise la construction d’un monde plus juste, durable et solidaire.

Ce sera la première fois que le Forum social mondial se tiendra au Nord. Le processus d’organisation prévoit un soutien et un maillage important avec la Tunisie, qui sera l’hôte de l’événement en mars 2015. Cette collaboration entre les comités organisateurs est prometteuse tant pour le renforcement des luttes globales que pour le processus organisationnel.

La candidature acceptée prévoit que Montréal soit la ville d’accueil du Forum social mondial. Son ouverture au monde, sa richesse interculturelle, le dynamisme de sa jeunesse, son caractère bilingue, son accessibilité aux personnes à mobilité réduite et ses infrastructures de communication et d’accueil en font une candidate de choix. Ce sont des milliers d’activités qui se déploieront sur son territoire à l’été 2016. Les retombées de ce projet pour le Québec seront majeures et confirmeront la réputation internationale de Montréal en tant que ville de dialogue et d’engagement social.

Depuis mai dernier, le Collectif Vers un Forum Social Mondial (FSM) à Montréal, constitué de personnes œuvrant au sein de différentes organisations québécoises, de professionnels de l’organisation d’évènements, d’artistes, d’universitaires et de citoyens engagés, fait la promotion de ce projet. La qualité et l’originalité de la candidature défendue par une délégation composée de trois membres aura permis de convaincre le Conseil international de sa pertinence.

Le Forum social des peuples

D’autres événements altermondialistes sont à l’agenda. Le Forum social des peuples, qui se tiendra du 21 au 24 août 2014, rassemblera à Ottawa les peuples de l’ensemble du Canada à des débats et des échanges sur les enjeux qui les préoccupent. Il s’agit d’un processus réunissant dans une alliance historique les mouvements du Québec, du Canada et des Peuples autochtones. Par ailleurs, le second Forum social bas-laurentien se tiendra à St-Mathieu-de-Rioux du 19 au 21 septembre 2014.

Ce sera une étape importante qui mènera vers une participation au Forum social mondial à Tunis en 2015, puis finalement vers le Forum social mondial à Montréal en août 2016.

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Document de candidature, présenté à Casablanca du 16 au 18 décembre 2013

Nous avons le grand bonheur de vous annoncer que le document de candidature de l’initiative Vers un Forum Social Mondial 2015 au Québec est enfin prêt!

Pour le consulter, suivez ce lien : CANDIDATURE pour un FSM 2015 au Quebec

Trois membres du Collectif de facilitation présenteront ce document à Casablanca-Maroc, où se réunira le Conseil International des FSM. Pour les contacter, écrivez à fsm2015.quebec@gmail.com

Plus de nouvelles bientôt!

Présentation publique de la candidature du Québec pour le FSM 2015

La candidature québécoise pour recevoir le Forum social mondial en 2015 est enfin prête à être déposée auprès du Conseil international du FSM, au Maroc dans quelques jours. Nous vous invitons à venir rencontrer les membres du collectif de facilitation de l’Initiative vers un FSM au Québec en 2015 pour échanger sur le contenu de cette candidature. Une présentation générale sera faite pour annoncer les grandes lignes du projet, la conjoncture dans laquelle il se situe, les valeurs qui le sous-tendent et surtout les différentes phases du processus organisationnel qui nous sépare de l’événement, prévu à Montréal pour août 2015, et dans lequel vous êtes tous invités à participer.  

Voici l’horaire proposé :L’horaire proposé sera en deux parties :

11h à 13 h : Dans le cadre du Forum social de la jeunesse égyptienne (EYSF): un échange entre les jeunes d’Égypte et les jeunes du Québec. En ces temps de changement, qu’est-ce qui motive l’engagement. Offrir un espace ouvert sur la place des jeunes dans la transformation sociale de leurs pays. Nous voudrions également discuter de quelle façon un Forum social peut soutenir les jeunes à porter des idées, à les réaliser et changer le monde

13h à 14h : Dîner et pause-santé

14h à 16h : Présentation de la candidature vers un Forum social mondial ancré au Québec, avec des membres du comité Facilitation-Mobilisation qui ont oeuvré à la conception et au processus organisationnel de ce projet d’un FSM en 2015 avec le Québec.

L’édition québécoise du FSM 2015 sera un événement collectif, et le processus qui nous y conduira entend refléter les valeurs d’ouverture et d’horizontalité qui nous animent.

L’activité se tiendra à la bibliothèque centrale de l’UQAM, salle A-M204, le samedi 7 décembre de 14h à 16h.
Venez nombreux!!

N’hésitez pas à nous contacter : fsm2015.quebec@gmail.com


Carminda Mac Lorin
514-381-7090

Présentation de la candidature du Québec à la rencontre du Conseil International du FSM à Casablanca

Cela fait des mois qu’on y travaille! Cela devient réalité! Trois membres de l’Initiative vers un Forum social mondial au Québec en 2015 participeront à la prochaine réunion du Conseil international du FSM pour y présenter officiellement la candidature du Québec.

Carminda Mac Lorin, Louis-Philippe Lizotte et Raphaël Canet, tous membres du collectif facilitation-mobilisation FSM-QC, se rendront à Casablanca (Maroc) pour participer à la réunion du CI qui se tiendra les 16, 17 et 18 décembre (sla connexion internet le permet, nous retransmettrons en direct la présentation de la candidature, détails à venir). Cette réunion sera précédée d’une rencontre du comité de suivi du Forum social magrébin – FSM 2013 (14 et 15 décembre), à laquelle le Collectif FSM-QC assistera également.

De nombreuses personnes et près de 70 organisations appuient déjà le processus et nous en invitons encore plus à nous rejoindre. Les gouvernements du Québec et du Canada nous ont souligné leur appui, et des contacts se poursuivent avec différentes instances (Ville de Montréal, gouvernement du Québec et du Canada, UQAM, Concordia…) pour rassembler toutes les pièces du puzzle logistique qui permettront la réussite de ce projet d’envergure.

Nous tenons à remercier chaleureusement les organismes partenaires qui ont rendu ce déplacement possible : Tourisme Montréal, Les Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ) et UNIAlter.

Réponse au CA d’Alternatives

Le conseil d’administration d’Alternatives a décidé de ne pas soutenir le projet de Forum social mondial 2015 au Québec. Sa position a été rendue publique le 1er novembre par le biais de leur président dans le blogue du Journal des Alternatives (http://journal.alternatives.ca/spip.php?article7567). Les arguments formulés dans le texte sont légitimes et nous désirons en tenir compte dans notre proposition de tenir un Forum social mondial en 2015 au Québec.

Deux Forum sociaux valent mieux qu’un !

La tenue du Forum social des peuples est une bonne nouvelle pour le Forum social mondial et pour les populations à travers le Canada. Le processus du FSP est en cours de réalisation et contribuera à bâtir le consensus recherché au niveau des sociétés civiles canadienne, québécoise, acadienne et des Premières Nations. Un FSP réussi sera un atout non négligeable à la tenue d’un FSM en 2015, tout comme un FSM 2015 peut se révéler un atout non négligeable pour la réussite du FSP en 2014.

C’est d’ailleurs pourquoi le Collectif FSM-QC appuie le FSP depuis le tout début. Nous communiquons systématiquement les informations reçues du FSP dans notre blog (fsm2015quebec.wordpress.com) et nous sommes présents aux rencontres de la commission expansion du FSP. De plus, lors de nos ateliers et rencontres, nous ne manquons pas de souligner l’importance du projet en cours pour 2014.

Ce que nous souhaitons, c’est assurer une collaboration entre les deux processus. Ceux-ci cohabiteront certainement de façon parallèle, mais il nous semble que l’un peut s’enrichir de l’autre. Il est évident que durant 2014 les énergies seront principalement concentrées sur la réalisation du FSP ; or nous nous engageons à être prêts à prendre le flambeau après la tenue du FSP.

À ce jour, déjà une soixantaine d’organisations appuient la tenue du FSM en 2015 au Québec et nous poursuivons nos démarches. Parmi ces organisations, quelques unes appuient déjà les deux processus. Nous inviterons toutes les autres à découvrir le FSP 2014! Ce sera, après tout, une étape à ne pas manquer.

L’important est de reconnaître que les objectifs des Forums sociaux sont communs et collaboratifs. Notre perspective est de contribuer activement à ce que tous les forums sociaux, peu importe leur portée, connaissent du succès (nous nous engageons d’ailleurs auprès de plusieurs autres forums, comme le Forum social Irakien, le Forum social de Lanaudière, le Forum Social de la Jeunesse en Égypte, le Forum Social du Togo…). C’est également pour cela que nous souhaitons proposer la tenue d’un FSM polycentrique en 2015 (c’est à dire, qui aurait lieu à différents endroits du monde durant la même année et qui serait étendu par internet). Au final, nous partageons tous le désir d’ouvrir des processus et des espaces qui puissent inspirer des changements positifs dans nos sociétés. Il n’est donc pas difficile de nous rallier à l’appel lancé par le FSP, puisque c’est déjà dans notre philosophie d’action.

La question des ressources

Évidemment, le CA d’Alternatives ne remet pas en cause la pertinence de tenir un Forum social, ni de s’entraider. Il mentionne toutefois son inquiétude quant à la possibilité de tenir deux processus aussi importants en simultanée. La question de l’implication des organisations et du financement est donc soulevée. Il s’agit d’un questionnement légitime auquel nous sommes confrontés depuis le début. Notre réponse à cette question demeure la même : nous croyons que c’est possible.

Le processus envisagé pour l’organisation du FSM en 2015 tient compte de l’importance du FSP. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons décidé de proposer plusieurs phases pour travailler le projet. C’est une manière d’envisager une mutation du processus et de ses espaces de travail, de façon à garantir l’avancement du projet, sans nécessairement déployer dès maintenant un processus trop exigeant pour les organisations impliquées dans le FSP notamment. Nous misons plutôt sur plusieurs étapes qui, au moment opportun, pourraient accueillir les organisations et individus impliqués dans le FSP. Les deux processus peuvent certainement cohabiter en parallèle, d’autant plus qu’une partie de l’énergie consacrée dans le cadre du FSM 2015 servira aussi les intérêts du FSP de par sa mobilisation et sa conscientisation aux Forums sociaux.

La question du financement suit une logique similaire : limiter les ressources financières avant le FSP. Il s’agit plutôt d’utiliser cette période de temps pour déposer des demandes pour des fonds en 2015. Ces ressources n’auraient donc pas été investies dans le FSP de toute façon. En fait, nous avons même l’intuition que les ressources investies dans le processus FSP contribueront indirectement à la tenue d’un FSM dans une perspective de mobilisation et de création d’un consensus entre les organisations.

De plus, il n’est pas nécessaire de faire sortir l’argent des mêmes poches; nous croyons qu’il est possible de diversifier les sources de financement et de ne pas ainsi faire reposer le poids financier sur quelques organisations seulement. Notre projet veut s’appuyer avant tous sur les services que peuvent nous fournir les organisations, mais également sur l’implication bénévole des gens. Rappelons également que les Forums sociaux ont des mécanismes d’autofinancement tel que les frais d’inscription et la vente d’objets promotionnels. La portée mondiale laisse également supposer un apport financier possible d’organismes internationaux basés hors du Canada. En bref, nous sommes optimistes (et néanmoins réalistes) de pouvoir surmonter cet aspect.

Le momentum de 2015

De notre perspective, 2015 présente de nombreux avantages qui méritent de se retrousser les manches. Il y a la mobilisation du Printemps érable qui est encore proche et qui sert bien la candidature du Québec à l’international, prouvant un intérêt et une capacité de mobilisation. Le FSM devient en retour un moment privilégié de faire le point et de maintenir la flamme de par l’énergie qu’il insuffle dans les luttes locales. C’est un projet très rassembleur et ouvert, capable de canaliser et nourrir ce qui s’est amorcé en 2012. Le Québec jouit d’une reconnaissance et d’un intérêt au niveau mondial qui favorise une candidature dès maintenant.

Ensuite, 2015 sera, selon toutes vraisemblances, une année électorale  au Canada. Un FSM permettrait d’assurer une présence des enjeux sociaux dans la campagne électorale. Un tel rassemblement progressiste ne saurait être ignoré et ne manquerait pas d’exercer de la pression sur les partis politiques. C’est une occasion rêvée d’obtenir une visibilité médiatique importante et la société civile peut très bien utiliser un espace FSM pour faire connaître ses revendications face aux dirigeants actuels qui seront en quête d’un nouveau mandat.

Finalement, nous trouvons que le FSM 2015, faisant suite à un FSP en 2014, renforce localement et globalement le processus des Forums sociaux. D’ailleurs, la seule autre candidature annoncée pour 2015, celle de l’Inde, prévoit un scénario similaire. Le comité indien organise un Forum social asiatique en 2014, pour ensuite proposer un FSM en 2015, voyant ainsi dans cet enchaînement une synergie évidente. Nous partageons aussi cette idée de la complémentarité entre le FSP en 2014 et un FSM en 2015. C’est la voie que nous proposons déjà dans notre projet de candidature !

Les prochaines étapes

L’Initiative vers un forum social mondial 2015 au Québec poursuivra ses réflexions et la rédaction de la candidature. Étant donné l’appui important reçu jusqu’à présent, nous sentons importants de finaliser notre dossier et de le présenter au Conseil international prévu en décembre prochain. Nous nous accordons pour dire que ce travail ne sera jamais perdu et pourrait servir ultérieurement.

Cette candidature considérera les arguments mentionnés par le CA d’Alternatives. Nous vous invitons d’ailleurs à nous faire part de vos commentaires, critiques et idées, afin de nous aider à préparer un document le plus complet et exhaustif possible.

Vous souhaitez échanger sur les liens entre le Forum Social des Peuples 2014 et le FSM 2015 Québec/polycentrique?

Suite à la réunion de la Commission expansion Québec du Forum Social des Peuples, nous souhaitions vous convier à une rencontre visant à renforcer le dialogue et les liens entre le FSP et l’Initiative qui présentera la candidature du Québec pour le prochain Forum Social Mondial 2015. Celle-ci aura lieu le lundi 11 novembre, de 18h à 20h. Nous avons réservé une salle à l’UQAM (Pavillon Aquin, 400, Ste-Catherine Est) 2ème étage, salle A-2780.

Pour plus d’infos, clickez ici.

ANNEXE : Question 3 du document FAQ, disponible sur le blogue de l’Initiative FSM-QC

3. La question de la concurrence entre les événements : La tenue du FSM au Québec en 2015 va-t-elle nuire aux Forum social des peuples (FSP) en préparation pour août 2014 ?

Réponse :  Plusieurs organisations de la société civile québécoise sont actuellement engagées dans une démarche de mobilisation autour de l’organisation du Forum social des peuples (Québec-Canada-Premières Nations) qui doit se tenir au mois d’août 2014 à Ottawa. Dans un tel contexte, plusieurs ont exprimé leurs craintes quant à l’organisation d’un FSM au Québec en 2015, car cela diviserait les énergies et les ressources, et ainsi nuirait au FSP de 2014.

De notre point de vue, ces événements ne s’opposent pas, au contraire ils sont complémentaires. Ces événements ont le même but : permettre aux forces progressistes de notre société de se rassembler pour construire ensemble un monde meilleur. Ils permettront, à un an d’intervalle, de mobiliser toujours plus de monde, en des lieux différents et sur des thèmes divers, pour susciter la prise de conscience et promouvoir l’engagement social. Car les Forums sociaux ne sont pas une finalité en soi, ils sont un moyen dans la lutte que nous avons à mener collectivement pour construire un monde plus juste, plus solidaire et plus durable. Au-delà de l’événement en soi, les Forums sociaux s’inscrivent dans un processus plus large de transformation sociale. Ils sont des moments de rencontre entre les forces progressistes de la société pour construire ensemble des stratégies d’action communes. Ils permettent aux mouvements sociaux plus institutionnalisés et aux organisations déjà établies de découvrir les nouvelles formes d’engagement et de militantisme portées par les groupes émergents, de faire le lien avec des individus porteurs d’initiatives fécondes de changement. Ils permettent aussi à une très grande majorité de gens, indignés par la situation actuelle mais pas encore engagés, de passer à l’action en joignant des groupes existants. Les Forums sociaux permettent donc de se rassembler, de prendre conscience que nous sommes nombreux à souhaiter le changement et ainsi d’entretenir l’espoir et de donner la force de passer à l’action. Nous croyons en la force de la solidarité et en la capacité des Forums sociaux de combattre l’apathie en donnant aux gens de bonne volonté une opportunité réelle d’engagement. Dans cette perspective, plus les Forums sociaux se multiplient, plus ils se nourrissent les uns les autres, plus grande sera la vague porteuse de changement. Il faut sortir de la logique de concurrence qu’on nous impose et qui mine la solidarité pourtant si nécessaire dans le contexte actuel où les organisations progressistes de la société civile subissent de toutes part les assauts des forces conservatrices. L’union fait la force et en multipliant les moments de rassemblement, on stimule cette nouvelle culture politique fondée sur des espaces de solidarité.

Ainsi, de notre point de vue, le FSP2014 et le FSM2015 ne diviseront pas la société civile, bien au contraire, ils la renforceront et lui permettront de prendre de plus en plus de force pour peser encore plus sur la vie politique canadienne et québécoise et provoquer le changement. En organisant un forum social pan-canadien à l’été 2014 puis, un an plus tard, un Forum social mondial, deux mois avant les élections fédérales, le momentum nous semble excellent et la séquence des événements parfaite pour permettre à la société civile canadienne et québécoise de construire un rapport de force favorable pour contrer le pouvoir conservateur. D’ailleurs, c’est aussi le pari des mouvements sociaux indiens qui viennent d’annoncer leur candidature pour eux aussi accueillir le FSM en 2015. Leur proposition est d’organiser un Forum social indien/asiatique en janvier/février 2014, et ensuite d’accueillir le FSM un an plus tard.

Dans cette perspective, il nous apparaît fondamental :

  • D’appuyer, promouvoir et participer activement au Forum social des peuples en août 2014 à Ottawa.

  • De promouvoir et participer activement et à distance à tous les autres Forums sociaux qui sont organisés à travers le monde et qui ont lancé des appels à une participation étendue via le web (nous travaillons déjà à l’organisation d’activités durant le prochain en date, qui sera le Forum social irakien à la fin du mois de septembre 2013, celui-ci étant suivi par le Forum social togolais au début de l’année 2014).

  • De soutenir la candidature du Québec pour le FSM 2015 dans une approche polycentrique, c’est-à-dire dans une démarche ouverte et de complémentarité avec d’autres candidatures éventuelles (Inde, Maghreb, etc.) et de multiples événements parallèles à travers le monde (les forums étendus, les Indignados, la mouvance Occupy, les forums régionaux et thématiques, etc.).

Foire aux questions

 Réponses aux 10 questions que tout le monde se pose au sujet de la proposition de tenir le prochain Forum social mondial au Québec en 2015. Commentaires bienvenus! 

1. La question des visas : Le gouvernement Harper va-t-il vraiment octroyer des visas aux activistes du Sud pour qu’ils participent au FSM au Nord ?

Réponse : La question du pouvoir discrétionnaire du gouvernement canadien d’octroyer ou non le droit aux étrangers d’entrer sur notre territoire est devenue hautement politique ces dernières années. Il n’y a pas un groupe, une association, ou un collectif organisateur d’un événement de portée internationale au Québec et au Canada qui ne se soit confronté à cette politique du refus et qui ne peut témoigner de la difficulté d’obtenir des visas pour des ressortissants étrangers, surtout en provenance du Sud Global. On connait aussi la propension du gouvernement actuel à utiliser les rouages de l’État à des fins partisanes et idéologiques (restriction dans l’accueil des réfugiés, coupure dans les subventions publiques…). Doit-on pour autant reculer face à la menace et nous empêcher d’organiser un événement militant de portée internationale simplement par crainte des représailles du gouvernement conservateur ? Cela voudrait dire que le pouvoir dissuasif du gouvernement aurait eu raison de notre volonté de construire une société plus juste, durable et solidaire. Cela serait abandonner la bataille avant même de l’avoir menée.

Au contraire, la venue du FSM 2015 au Québec nous apparaît comme une formidable opportunité pour dénoncer l’usage abusif du pouvoir discrétionnaire de l’État canadien. Avec la venue du FSM au Québec, nous aurons la force du nombre. Si le gouvernement conservateur refuse en masse (plusieurs centaines voir plusieurs milliers) des demandes de visas à nos participants étrangers en provenance du Sud, nous aurons là un puissant levier de plaidoyer politique et surtout matière à mener une belle campagne de sensibilisation du public sur les usages abusifs du pouvoir de l’État par le gouvernement conservateur, à une époque où les pays du Nord mettent en place des mesures sécuritaires aux frontières de plus en plus restrictives. Cette question de l’accessibilité, de la discrimination à l’égard des ressortissants du Sud et de l’image du Canada dans le monde pourrait aussi devenir un enjeu politique si le débat est porté à la fois à la Chambre des communes, à l’Assemblée nationale et sur la place publique, via une communication précise et ciblée sur ce thème. N’oublions pas que nous serons en période électorale à l’automne 2015. Cette question du «Canada forteresse» pourrait devenir un thème de campagne.

Ainsi, plutôt que de reculer, nous proposons d’utiliser la force de nos réseaux :

  • Que chaque organisation de la société civile québécoise et canadienne parraine des demandes de visas de la part de leurs partenaires au Sud, et que l’ensemble de ces demandes soient planifiées suffisamment  à l’avance (au moins 6 mois) et coordonnées avec l’appui du comité organisateur du FSM 2015.
  • Qu’un suivi de l’état d’avancement de ces demandes soit fait de manière coordonnée afin de pouvoir développer une stratégie de communication adaptée et ciblée sur ce dossier.
  • Que des dialogues soient établis avec des personnes impliquées dans des partis politiques fédéraux/provinciaux et des députés sensibles aux enjeux soulevés par le FSM, de manière à porter le débat suffisamment tôt à la Chambre des communes et à l’Assemblée nationale (hiver 2015). Ceci devra être fait avec une attention particulière aux points 8 et 9 de la Charte des Principes du FSM, qui stipulent que le Forum est un espace non partisan.

 

2. La question des coûts de participation : Comment les participants du Sud vont-il pouvoir assumer les coûts de participation au FSM (avion, hébergement) ?

Réponse : La question des coûts liés à la participation à un FSM, où qu’il se déroule, est une question récurrente qui se pose à chaque édition du FSM. Elle constitue, selon nous, la plus grande barrière à la participation, en plus d’avoir un coût écologique (transport aérien) non négligeable. Elle n’en constitue cependant pas moins un faux débat pour les organisateurs du FSM pour plusieurs raisons. Tout d’abord, nous n’avons aucun pouvoir sur le prix des billets d’avion et chaque FSM, où qu’il se déroule, sera loin pour certains, et proche pour d’autres. Les seuls coûts de participation sur lesquels le comité organisateur peut jouer sont les frais d’inscription, ainsi que les coûts d’hébergement et de d’alimentation.  Ensuite, si l’on se fie aux bilans des différents FSM qui se sont déroulés à travers le monde depuis plus de 10 ans, ce sont généralement ceux qui ont les moyens qui se déplacent (directeurs d’ONG, cadres syndicaux, leaders associatifs, universitaires, étudiants partiellement subventionnés…) et très rarement des activistes issus de la base des mouvements. Finalement, et c’est l’argument le plus fort, en moyenne, plus de 80% des participants à un FSM sont issus du pays où se tient l’événement. Pour ce qui est des «internationaux», la moitié provient des pays limitrophes (qui ne se déplacent souvent pas en avion, où si c’est le cas, à un coût moindre). Quant à ceux qui «viennent de loin», ils ne comptent généralement que pour moins de 10% des participants. En somme, si le FSM est mondial du point de vue des enjeux qu’il aborde, des réseaux qu’il mobilise et des solutions qu’il propose, il demeure très local sur le plan de la participation. C’est un fait très important qu’il ne faut pas négliger dans la planification stratégique de la mobilisation et la démarche organisationnelle de l’événement.

Ainsi, compte tenu des enseignements tirés de la participation aux précédents FSM qui se sont tenus dans le monde, il nous semble important de :

  • Nous concentrer sur les efforts de mobilisations des populations locales (Québec) et limitrophes (Canada, États-Unis, Amérique latine et Caraïbes), qui devraient constituer plus de 90% des participants.
  • Sensibiliser les organisations de la société civile québécoise, canadienne et nord-américaine afin qu’elles dégagent les ressources ou développent des stratégies de financement afin de faciliter la venue de représentants de leurs organisations partenaires au Sud.
  • Prévoir des mesures de compensation des Gaz à Effet de Serre générés par la venue des participants internationaux (pour un événement carbo-neutre).
  • Faciliter l’organisation d’événements mobilisateurs autour du déplacement des populations limitrophes vers le lieu du FSM (marches depuis les régions, caravanes à vélos, covoiturage…).
  • Trouver des formes de financement innovantes de manière à réduire au maximum les coûts individuels d’inscription au FSM.
  • Être proactif sur la question de l’hébergement, pour mettre en place des mesures d’hébergement solidaire à grande échelle, et surtout contribuer à l’organisation d’un campement international de la jeunesse (comme cela s’est fait à chaque édition du FSM au Brésil), et ainsi réduire concrètement les coûts de participation de tous. 
  • Mobiliser les groupes et associations expertes en la matière de manière à fournir le plus possible de la nourriture gratuite (dans l’idéal) sur le site de l’événement.
  • Développer une infrastructure de communication via le web permettant de systématiser et généraliser l’expérience du Forum étendu pratiquée depuis 2009 dans les FSM. Cela permettrait de stimuler l’organisation d’événements locaux partout dans le monde, qui seraient retransmis en direct ici, de manière à favoriser les échanges entre les populations locales d’ici et d’ailleurs sans qu’elles aient pour autant à se déplacer.

 

3. La question de la concurrence entre les événements : La tenue du FSM au Québec en 2015 va-t-elle nuire aux Forum social des peuples (FSP) en préparation pour août 2014 ?

Réponse :  Plusieurs organisations de la société civile québécoise sont actuellement engagées dans une démarche de mobilisation autour de l’organisation du Forum social des peuples (Québec-Canada-Premières Nations) qui doit se tenir au mois d’août 2014 à Ottawa. Dans un tel contexte, plusieurs ont exprimé leurs craintes quant à l’organisation d’un FSM au Québec en 2015, car cela diviserait les énergies et les ressources, et ainsi nuirait au FSP de 2014.

De notre point de vue, ces événements ne s’opposent pas, au contraire ils sont complémentaires. Ces événements ont le même but : permettre aux forces progressistes de notre société de se rassembler pour construire ensemble un monde meilleur. Ils permettront, à un an d’intervalle, de mobiliser toujours plus de monde, en des lieux différents et sur des thèmes divers, pour susciter la prise de conscience et promouvoir l’engagement social. Car les Forums sociaux ne sont pas une finalité en soi, ils sont un moyen dans la lutte que nous avons à mener collectivement pour construire un monde plus juste, plus solidaire et plus durable. Au-delà de l’événement en soi, les Forums sociaux s’inscrivent dans un processus plus large de transformation sociale. Ils sont des moments de rencontre entre les forces progressistes de la société pour construire ensemble des stratégies d’action communes. Ils permettent aux mouvements sociaux plus institutionnalisés et aux organisations déjà établies de découvrir les nouvelles formes d’engagement et de militantisme portées par les groupes émergents, de faire le lien avec des individus porteurs d’initiatives fécondes de changement. Ils permettent aussi à une très grande majorité de gens, indignés par la situation actuelle mais pas encore engagés, de passer à l’action en joignant des groupes existants. Les Forums sociaux permettent donc de se rassembler, de prendre conscience que nous sommes nombreux à souhaiter le changement et ainsi d’entretenir l’espoir et de donner la force de passer à l’action. Nous croyons en la force de la solidarité et en la capacité des Forums sociaux de combattre l’apathie en donnant aux gens de bonne volonté une opportunité réelle d’engagement. Dans cette perspective, plus les Forums sociaux se multiplient, plus ils se nourrissent les uns les autres, plus grande sera la vague porteuse de changement. Il faut sortir de la logique de concurrence qu’on nous impose et qui mine la solidarité pourtant si nécessaire dans le contexte actuel où les organisations progressistes de la société civile subissent de toutes part les assauts des forces conservatrices. L’union fait la force et en multipliant les moments de rassemblement, on stimule cette nouvelle culture politique fondée sur des espaces de solidarité.

Ainsi, de notre point de vue, le FSP2014 et le FSM2015 ne diviseront pas la société civile, bien au contraire, ils la renforceront et lui permettront de prendre de plus en plus de force pour peser encore plus sur la vie politique canadienne et québécoise et provoquer le changement. En organisant un forum social pan-canadien à l’été 2014 puis, un an plus tard, un Forum social mondial, deux mois avant les élections fédérales, le momentum nous semble excellent et la séquence des événements parfaite pour permettre à la société civile canadienne et québécoise de construire un rapport de force favorable pour contrer le pouvoir conservateur. D’ailleurs, c’est aussi le pari des mouvements sociaux indiens qui viennent d’annoncer leur candidature pour eux aussi accueillir le FSM en 2015. Leur proposition est d’organiser un Forum social indien/asiatique en janvier/février 2014, et ensuite d’accueillir le FSM un an plus tard.

Dans cette perspective, il nous apparaît fondamental :

  • D’appuyer, promouvoir et participer activement au Forum social des peuples en août 2014 à Ottawa.
  • De promouvoir et participer activement et à distance à tous les autres Forums sociaux qui sont organisés à travers le monde et qui ont lancé des appels à une participation étendue via le web (nous travaillons déjà à l’organisation d’activités durant le prochain en date, qui sera le Forum social irakien à la fin du mois de septembre 2013, celui-ci étant suivi par le Forum social togolais au début de l’année 2014).
  • De soutenir la candidature du Québec pour le FSM 2015 dans une approche polycentrique, c’est-à-dire dans une démarche ouverte et de complémentarité avec d’autres candidatures éventuelles (Inde, Maghreb, etc.) et de multiples événements parallèles à travers le monde (forum étendu, mouvance occupy, etc.).

 

4. La question de la dispersion des ressources : Disposons-nous des ressources suffisantes pour organiser plusieurs événements d’envergure en 2014 et 2015 ?

Réponse : Corollaire de la question précédente, elle a pour mérite de se focaliser sur la question concrète des ressources humaines et financières nécessaires à la tenue de ces événements. Pour y répondre adéquatement cependant, il faut avoir clarifié à l’avance à la fois la structure du processus organisationnel menant à l’événement, et la forme concrète que prendra l’événement. Or, à ce jour, nous ne disposons pas vraiment de l’information pour le faire. D’une part, nous ne connaissons pas le budget prévu pour le Forum social des peuples de 2014, ni sa structure de financement. D’autre part, nous sommes aux premières étapes du processus de rédaction de la candidature du Québec pour recevoir le FSM en 2015 et le budget n’est pas encore finalisé. Cependant, nous partageons certains principes qui vont nous guider dans l’élaboration de la candidature québécoise, et qui nous conduisent à penser que cette question de la rareté des ressources n’est pas un problème en soi.

Considérant que dans le monde d’aujourd’hui, l’argent est plus un problème qu’une solution, il nous semble fondamental que celui-ci ne figure pas le cœur de la réflexion sur la pertinence de notre projet. Bien au contraire, il nous faut être cohérent avec nos principes de solidarité, notre volonté de faire les choses autrement et surtout notre choix de placer l’humain au cœur de tout projet social et politique. Pour ce faire, nous ne partons pas de rien. Nous pouvons bâtir sur des acquis et nous inspirer de la manière dont le Forum social québécois a été construit et réalisé. Rappelons-nous que le FSQ, dans sa première édition à l’été 2007, a mobilisé 5000 participants durant 4 jours autour de près de 450 activités. Sur le plan organisationnel, le FSQ a été réalisé avec un budget de 300 000$, dont la moitié était en fait des dons en nature (offre de locaux, dégagement de ressources humaines par les organisations partenaires, prise en charge par les partenaires des frais de déplacement d’invités internationaux, dons de matériel promotionnel…) qui ont été ensuite chiffré pour être intégré au bilan financier final. Durant la phase active de l’événement, le FSQ a mobilisé plus de 300 bénévoles, et au cours du processus organisationnel qui s’est concentré sur 8 mois (janvier-août 2007), une soixantaine de personnes ont participé aux différents comités de travail sur une base entièrement bénévole, et l’ensemble du processus était coordonné et facilité par un secrétariat dont seulement 4 personnes ont été rémunérés durant quelques mois (pour des contrats allant de 9 à 4 mois).  

En nous inspirant de la riche expérience du FSQ, nous souhaitons construire la planification organisationnelle du FSM 2015 au Québec autour des principes suivants :

  • Au-delà de l’événement, le processus organisationnel d’un forum social est un moment fort de création de lien social et de construction d’alternatives. Il permet de mettre en commun des habilités et des volontés dans un engagement concret source d’épanouissement personnel et de construction en commun d’un projet collectif. Ce processus doit donc être ouvert et inclusif à toutes les étapes de la réalisation du projet, et être considéré comme partie intégrante du FSM 2015.
  • Pour limiter le pouvoir de l’argent, il faut miser sur l’apport humain et la force de l’implication bénévole des gens de bonne volonté qui souhaitent agir concrètement pour la transformation sociale. Il faut donc leur proposer une structure organisationnelle où ils aient une place qui corresponde à leur talent et leur disponibilité.
  • Il faut établir des relations partenariales avec les multiples organisations de la société civile qui, plutôt que de dégager des ressources financières, pourraient mobiliser leurs innombrables moyens (communication, mobilisation, structure d’accueil, événementiel, compétences diverses…) pour permettre la réalisation du FSM 2015, sans pour autant entrer dans des rapports monétaires.
  • Établir un échéancier de réalisation du projet qui permette à chaque organisation de planifier son engagement et sa contribution au processus du FSP et du FSM 2015. Dans tous les cas, il est d’ores et déjà clair que la phase active de préparation logistique de l’événement (celle qui mobilisera le plus de ressources) n’interviendra pas avant l’automne 2014, soit après la tenu du FSP.
  • S’inspirer des expériences issues des stratégies de mobilisation du Printemps québécois, de Occupy, de Idle No More, des réseaux anarchistes et d’autres groupes activistes, qui ont prouvé qu’il est possible de mobiliser des dizaines de milliers de personnes à des frais très réduits.  

5. La question de la date : Peut-on tenir un FSM en janvier 2015 au Québec ?

Réponse : Traditionnellement, le FSM se tenait à la fin du mois de janvier, soit en même temps que le Forum économique mondial de Davos, afin de souligner symboliquement l’opposition entre deux visions de la mondialisation, l’une centrée sur l’économie et l’essor du marché, l’autre sur le social et la solidarité humaine. Mais peu à peu, le FSM a repris sa liberté par rapport au calendrier imposé par les grandes rencontres au Sommet des instances de la mondialisation néolibérale. D’ailleurs, le dernier FSM, s’est déroulé en Tunisie à la fin du mois de mars 2013.

  • Aussi, pour 2015, nous ne proposerons naturellement pas de tenir le FSM durant le rude hiver québécois. Afin de faciliter au maximum les activités extérieures (en partie dans l’espace public), mais aussi l’organisation d’un immense campement de la jeunesse, nous privilégions de tenir l’événement à la fin du mois d’août 2015.
  • Cette période pré-rentrée scolaire (CEGEP, Université), permettra une forte mobilisation des jeunes.
  • C’est un créneau très couru au Québec pour les activités militantes proches de nos préoccupations et qui sont mobilisatrices (École d’été de l’INM, Université populaire des NCS, Journées d’Alternatives…). D’ailleurs, notre expérience du FSQ de 2007 avait de ce point de vue étaient très concluante (5000 participants pour l’événement qui s’était tenu du 23 au 26 août à Montréal). On pourrait ainsi mobiliser ces organisations pour qu’elles tiennent leurs activités dans le cadre du FSM, se déchargeant ainsi de toute la portion logistique inhérente à l’organisation de leur événement.
  • C’est aussi la période des récoltes au Québec, ce qui permettra de mettre en place, avec les organismes appropriés, des systèmes d’alimentation à très faible coût pour les participants (voir gratuit), avec des produits locaux de qualité. Une nouvelle façon de promouvoir concrètement des alternatives de consommation et de vie, axées sur le développement local, la défense d’un environnement sain et la solidarité sociale.

 

6. La question du lieu (1) : Pourquoi tenir un FSM au Nord ?

Réponse : Depuis son apparition en 2001, le FSM s’est toujours tenu dans un pays du Sud (Brésil, Inde, Venezuela, Mali, Pakistan, Kenya, Sénégal, Tunisie). Là encore, la symbolique visait à opposer le Nord, où se concentre le pouvoir politique et économique mondial, au Sud, où se rassemble la majorité de la population mondiale qui vit sous le joug des puissances du Nord. Et puisque le Forum économique mondial se tient chaque année à Davos, en Suisse, symbole du paradis bancaire, alors le Forum social mondial devait se tenir au Sud, en commençant par Porto Alegre au Brésil, symbole de la démocratie participative. La participation populaire des masses du Sud contre le pouvoir de l’argent de l’élite du Nord, on ne pouvait mieux représenter la fracture du monde qui ne cesse de s’accroître depuis l’avènement de la mondialisation néolibérale.

Mais le monde a évolué depuis 2001. Certes, fondamentalement la dynamique n’a pas changé et les inégalités sociales continuent de s’accroître. Cependant, les crises qui se multiplient (économique, écologique, alimentaire, sécuritaire…) ébranle l’ordre actuel du monde. Alors que le modèle de la civilisation occidentale, industrialiste, individualiste et consumériste atteint ses limites sociales et écologiques, de nouveaux mondes émergents en Asie, en Amérique latine, avides de prendre enfin leur place. Aujourd’hui, la distinction Nord Sud ne fait plus sens. Il y a désormais du Nord au Sud et du Sud au Nord. Aujourd’hui, la ligne de fracture majeure n’opposent plus des pays de part et d’autre de la ligne de l’équateur. Elle parcourt l’ensemble des sociétés, opposant des élites qui monopolisent richesses et pouvoirs, aux masses de gens qui survivent dans un monde sur lequel ils n’ont plus vraiment de prise. La démocratie a cédé la place à une oligarchie mondiale qui impose ses règles partout. La chose est devenue évidente depuis la crise de 2008 et à provoquer une vague de mobilisations qui, depuis 2011, se répand aux quatre coins du monde : Printemps arabe, Indignés espagnols, manifestants grecs, mouvance Occupy de New York, Tel Aviv, Berlin, Montréal, Istanbul… Les peuples bougent, manifestent, s’indignent, s’insurgent, des deux côtés de l’équateur.

Il importe aujourd’hui de faire le lien entre toutes ces formes d’indignation, de faire converger l’ensemble de ces aspirations au changement. Nous pensons que le Forum social mondial, en tant qu’espace de rassemblement de toutes les forces progressistes qui souhaitent concrétiser les autres mondes possibles, peut favoriser cette convergence.

Nous pensons qu’il est désormais temps que les peuples du Nord sortent de leur apathie et rejoignent le combat des peuples du Sud pour construire un monde différent. Car tel est l’un des buts avoués du FSM : stimuler les luttes locales et renforcer la convergence des organisations de la société civile du pays hôte pour insuffler un réel processus de transformation sociale. Depuis sa création, le FSM s’est majoritairement tenu en Amérique latine, et cela a coïncidé avec la vague d’élections de gouvernements de gauche Dans cette région du monde. Il ne faut pas voir là un lien de cause à effet. Cependant, cela témoigne de la grande vitalité des mouvements sociaux et des organisations de la société civile du Sud de notre continent, et surtout de leur capacité réelle à influence le jeu politique et, finalement, les choix de société qui sont mis de l’avant. Au regard des gouvernements conservateurs qui se multiplient en Europe et en Amérique du Nord, il est clair que la dynamique sociale est totalement différente chez nous. Ce qui nous amène à penser que sur le plan du progressisme social et politique, ainsi que de la force politique des mouvements sociaux et de la vitalité de notre société civile, nous sommes, en Amérique du Nord notamment, dramatiquement sous-développés. En somme, pour changer le monde, les mouvements sociaux du Nord ont aujourd’hui besoin de la force de ceux du Sud. Un peu comme les printemps arabes ont précipités les mouvements d’indignation et d’occupation en Europe et en Amérique du Nord, il est aujourd’hui temps que le Nord reçoive le FSM pour profiter à son tour de son énergie transformatrice. À ce titre, la récente mobilisation autochtone autour du slogan Idle No More nous apparait un signe précurseur. Nous avons besoin d’un événement de grande envergure pour provoquer le changement et que le rejet de l’apathie et la volonté d’en finir avec l’oligarchie et le néoconservatisme prenne le dessus. C’est au cœur de l’empire néoconservateur qu’il faut désormais organiser un FSM et le faire dans un esprit de convergence et de complémentarité avec l’ensemble des initiatives progressistes qui émergent.

Dans cette perspective, nous proposons :

  • De tenir le prochain FSM de 2015 au Québec.
  • De promouvoir une édition polycentrique du FSM pour 2015, avec des forums aux Sud (Inde, Afrique du Nord) et au Nord (Québec), comme cela s’est fait en 2006 (Mali, Venezuela, Pakistan).
  • Nous suggérons fortement que ces différents volets géographiques du FSM polycentrique de 2015 à des moments différents durant l’année 2015 (en Inde en janvier/février, au Québec en août, par exemple) de manière à ce que les initiatives émanant d’un forum puisse être partagées au forum suivant.
  • De mettre la dimension étendue du FSM (permettre à tous les groupes à travers le monde d’organiser des activités à distance qui seraient mises en relations, via Internet, avec les participants physiquement présent au FSM) au cœur de l’organisation de l’édition 2015.
  • D’inclure ces mécanismes d’échange et de participation à distance via Internet, qui fait actuellement la force de la mouvance occupy/indignés, dans le processus organisationnel du FSM 2015, de manière à la fois à le rendre le plus transparent et ouvert possible, mais aussi pour pouvoir continuellement améliorer et développer l’interface de communication.

 7. La question du lieu (2) : Pourquoi choisir le Québec ?

Le Québec nous est apparu comme l’endroit idéal pour tenir la première édition nordiste du FSM pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il ne se présente pas beaucoup d’alternatives au Nord. en Europe, la dynamique du Forum social européen est en perte de vitesse et les mobilisations sont plutôt sur le mode de la résistance, de la confrontation et de l’occupation. Aux États-Unis, les groupes impliqués dans l’organisation du Forum social des États-Unis, qui a tenu deux éditions (2007 et 2010), est plus préoccupé de construire une convergence nationale des organisations de la société civile américaine. La dimension internationale du FSM n’est pas une priorité pour eux. Il reste, au Nord, le Québec.

Plusieurs éléments rendent la candidature du Québec très pertinente aux yeux de plusieurs. Le premier, et c’est l’argument majeur, le printemps érable de l’hiver 2012 a fait le tour du monde. Les images de notre jeunesse bravant durant des mois l’autorité d’un gouvernement totalement hermétique aux demandes sociales a donné de l’espoir à nombre d’activistes à travers la planète (et surtout dans les pays dits développés), qui se sont dit, au Nord aussi c’est possible de se mobiliser et de remporter des victoires. Non la jeunesse n’est pas apathique et peut être une véritable force de changement. Oui, il y a un avenir pour les mouvements sociaux.

L’autre élément important, c’est l’enracinement de la mouvance altermondialiste et des forums sociaux au Québec. Depuis 2001, plusieurs centaines de QuébécoisEs participent au Forum social mondial. Nous avons déjà organisé deux Forums sociaux québécois (2007 et 2009) qui ont  rassemblé plusieurs milliers de personne. Il existe aussi une dynamique régionale des forums sociaux au Québec, puisque des forums sociaux se sont tenus au Saguenay-Lac St-Jean, en Mauricie, en Outaouais, à Laval, dans Lanaudière, à Québec-Chaudière Appalaches, Montréal Nord, Anjou, au Bas-St-Laurent…

Nous disposons au Québec des connaissances, des réseaux et de l’expertise nécessaires pour organiser un Forum social mondial, aussi il nous souhaitons :

  • Rassembler l’ensemble des groupes, collectifs, organismes et individus de la société civile québécoise et canadienne ayant déjà participé ou organisé un forum social mondial, continental, national ou régional derrière la candidature du Québec pour 2015.
  • Réactiver l’ensemble de nos réseaux pour diffuser l’information au sujet du FSM 2015.
  • Inclure les régions du Québec et le reste du Canada dans le processus organisationnel par des comités locaux de promotion et de mobilisation.
  • Planifier une campagne québécoise et canadienne de mobilisation pour le FSM avec l’ensemble des partenaires potentiels.

 

8. La question politique : Quel rapport allons-nous établir avec le gouvernement fédéral ?

Réponse : Selon les dernières dispositions adoptées par le gouvernement fédéral afin d’établir des échéances électorales à date fixe, la prochaine élection à ce palier de gouvernement devrait se tenir à la mi-octobre 2015. Ainsi, à la fin du mois d’août 2015, nous serons en pleine période électorale. Nous voyons là un moment de choix pour les mouvements sociaux du Québec et du Canada de faire la démonstration de leur force de mobilisation et surtout d’influencer le débat politique en mettant de l’avant leurs préoccupations sociales, environnementales et politiques.

Certes nous ne pouvons ignorer que l’actuel gouvernement conservateur, qui entend transformer radicalement la société canadienne, a déclenché une offensive contre toutes les forces progressistes de la société civile. Tous les mouvements sont ciblés : femmes, syndicats, organismes de coopération internationale, artistes, monde communautaire, LGBT… Dans cette perspective, nous ne pouvons pas nous attendre à beaucoup de collaboration du gouvernement fédéral. Il est clair que la tenue d’une édition nord-américaine du FSM en période électorale ne sera pas à son avantage. Il est donc fort à parier qu’il sera sur un monde très offensif.

  • Dans cette perspective, le FSM nous apparaît comme une réelle opportunité pour renforcer nos actions, les rendre publiques et construire un véritable rapport de force avec le gouvernement conservateur.
  • Le FSM pourra nous aider à promouvoir au sein de la population des alternatives progressistes et ainsi démystifier l’idéologie conservatrice qui se répand dans la société canadienne par le biais des campagnes publicitaire et de communication menées par le gouvernement, conjointement avec les mesures de répression de tout ce qui diffère de sa vision du monde.

9. La question de l’originalité : Que pourrons-nous apporter de plus au mouvement altermondialiste en organisant le FSM ici ?

Réponse :

Le prochain FSM devra bâtir sur les acquis des Forums précédents : il sera à la fois un amplificateur des luttes locales, un espace de dialogue et de convergences des mouvements, et un moment de construction d’une compréhension commune des enjeux, esquissant des pistes d’action à la fois globales et locales. Mais il doit aussi aller plus loin, afin de dynamiser les luttes sociales au Nord et ailleurs, en faisant la jonction entre les larges mouvements récents d’indignation et d’occupation (Printemps arabes, Printemps québécois, Occupy, Indignés, Idle No More…) et la mouvance altermondialiste qui se rassemble au FSM. Le FSM de 2015 doit tenir compte du renouvellement des pratiques de contestation sociale qui émergent depuis 2011. Il faut que ces multiples espaces de mobilisation sociale et politique dialoguent et se renforcent les uns les autres.

L’accessibilité, l’ouverture et la transparence du Forum de 2015 seront aussi des priorités. Ainsi, s’inspirant des luttes citoyennes actuelles, le Forum encouragera l’utilisation des espaces publics comme des lieux citoyens. Une importance toute particulière devrait être accordée à l’ouverture du processus organisationnel pour favoriser la présence et l’implication de tous, et notamment des Premières Nations et des populations marginalisées.

Par ailleurs, le Forum pourra s’affirmer en tant qu’espace éclaté et international, utilisant massivement tout le potentiel d’Internet pour favoriser la tenue d’activités à distance, durant le processus d’organisation, et en simultané aux quatre coins du monde durant le FSM. Le Forum Social Mondial 2015 au Québec serait ainsi le foyer de 1000 Forums Sociaux Locaux se déroulant à distance, mais en dialogue.

Pour atteindre ces objectifs, et réaffirmer l’originalité de notre démarche :

  • Nous menons actuellement une campagne pour la mobilisation des communautés autochtones (appuyés notamment par des personnes impliquées dans Idle No More).
  • Nous croyons particulièrement fondamental l’apport des personnes vivant des situations de marginalité (comme par exemple les populations vivant l’itinérance, ou les personnes LGBT) et des groupes de base qui travaillent avec celles-ci.
  • Nous lançons d’ores et déjà l’appel dans les réseaux internationaux, afin de développer une interface de communication conviviale, collaborative, libre et progressiste – cette plateforme faisant ainsi partie intégrante du processus organisationnel du FSM et de l’événement de 2015. L’expérience développée (au Québec et ailleurs) au sein de Global Square ou InterOccupy sera d’une très grande utilité sur ce point.
  • Nous proposons dès maintenant à la communauté locale et internationale du FSM une série d’activités à distance, qui s’inscriront dans les différents Forums à venir autour du monde (comme le Forum Social Irakien, le Forum Social du Togo et le Forum Social des Peuples), dans le but de renforcer le processus FSM au-delà des événements biennaux et de réaffirmer l’importance du rapprochement local/régional/mondial.

 

10. La question à 100$ : Serons-nous vraiment capables d’organiser le FSM et de mobiliser 80 000 QuébécoisEs ?

Réponse :

Nous avons été capables de nous mobiliser par dizaines de milliers en 2001 lors du Sommet des Amériques de Québec. Nous avons été capables de sortir par centaines de milliers pour marcher contre la guerre en Irak en 2003, et durant les fameux 22 du printemps érable 2012. Il n’en tient qu’à nous de mobiliser la force de nos réseaux et de trouver les mots justes pour faire du premier FSM au Nord un succès et mettre le Québec sur la carte des peuples progressistes de ce monde, des bâtisseurs d’avenir.

L’union fait la force.

Response to some questions : WSF 2015 in Quebec

Français ci-dessous

Español abajo

English

Hi, We are Carminda Mac Lorin, Raphaël Canet, Pierre Lemay, Louis-Philippe Lizotte, Henri-C. Baudot, and we are involved in the initiative to propose Quebec as one of the venues for the next WSF. In response to some emails that we received, here are some clarifications that may answer some of the questions we have received (especially about who we are, what do we think about the virtual aspect of the WSF 2015, our relationship to the People’s Social Forum 2014, amongst some others). The facilitation/mobilization collective preparing the nomination of Quebec is meeting every Wednesday. We really appreciate your comments, so please don’t hesitate to write to us at :  fsm2015.quebec@gmail.com !

**Who are we?

We are an open group created in May 2013 by a dozen people involved in various networks (like Uni-Alter, a collective of activist researchers with an extensive knowledge about the Social Forums process; Occupy; Idle No More; VIA22; cultural and community sectors, and many working within Quebecois civil society organizations). Many of us were in Tunisia during the last WSF (some very engaged within Global Square), and the majority were involved in the organization of the two Quebec Social Forums (2007 and 2009), and the recent grassroots social movements that have emerged in Quebec since 2011 (some of our names can be found here : https://fsm2015quebec.wordpress.com/appuyez-la-candidature-du-quebec/). We share the opinion that having a polycentric Forum in 2015 with a location in the Global North (and specifically, Quebec) would be good thing for many reasons (especially as it would have a major impact on regional social movements and raise greater awareness about the necessity of fundamental change at the core of the economic system).

We are a group of people who want to contribute to the World Social Forum process, acknowledging the importance of input from youth and from new perspectives developed within what are often called « new grassroots social movements post-2011 » – especially in the ongoing search for less hierarchical organizational structures and communications tools that will empower and reinforce our actions within a larger process (and not only the biennial WSF events). In that sense, the virtual space is totally complementary to the physical one : InterOccupy (a platform based in the US that is used by tens of thousands of people) and Global Square (a series of online and in-person meetings and assemblies linked to « grassroots movements post-2011 » proposing an open space during the last WSF in Tunis) are networks that already acknowledged our initiative and the discussions will continue, to determine what their concrete contribution for broader and more continuous communication will be. We have also been in contact with Pierre George (an active contributor to the extension of the WSF) and hope to be able to closely support the work himself and other people have already done. Thus, the virtual extension of the WSF 2015 seems fundamental, as cyberspace is already a central arena for our actions with different local/global networks like Squares, 15M/Indignados, Real Democracy Now, Occupy, YoSoy132, around Turkish and Brazilian struggles…

Our approach is somehow different from what we’ve seen for the last World Social Forums, as this group was created by persons deeply involved in different networks (including organizations, and less structured groups or networks), and not only by persons representing institutional structures. We have begun a process of reflection and mobilization that has been well received by different groups of North American civil society (like the World Association of Community Radio Broadcasters, consisting of around 4000 radios, InterOccupy, NoVox Togo, among others in Quebec and the world, and the city of Montreal has shown interest in this initiative: http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/377031/montreal-le-porto-alegre-du-nord), and we would like to keep working to confirm this intuition of a collective will to hold a WSF in the North (hopefully as a polycentric event). We acknowledge and wish to respect the Charter of principles, and strongly believe in what the WSF can encourage, as a space of mobilization and creativity, for a world less and less dominated by capital and any form of imperialism.

The open facilitation/mobilization team was created during the consultative meeting held on May 5, 2013, organized in order to broaden the discussion on the relevance and feasibility of a World Social Forum 2015 in Quebec. And since then, we are receiving enthusiastic feedback (the mobilization process will take force as the summer finishes, but you can have a glimse of the groups that have confirmed their support here : https://fsm2015quebec.wordpress.com/appuyez-la-candidature-du-quebec/liste-des-groupes-appuyant-linitiative-fsm-2015-quebec/), and will seriously take that into account all the constructive critics when presenting the nomination of Quebec to the International Council.

**People’s Social Forum 2014 & the World Social Forum 2015 in Quebec

Many of us are also involved in the People’s Social Forum (PSF), attending their organizational meetings in Quebec since the creation of our collective (and even before for some). As you can see in our Blog (https://fsm2015quebec.wordpress.com/), we support the PSF process and are encouraging broad participation in its activities through our communications. We think that the PSF and the WSF are part of the same long-term process, and that we need to work together.

Timing in Canada is key, as federal elections are scheduled for October 2015 (one year after the PSF of August 2014, and a few months after the WSF event, that we would like to propose for August/September 2015). Furthermore, the energy that came out of Quebec’s Spring 2012 is the proof of the actual vitality of Quebec, that is now flourishing through diverse projects even if it seems less spectacular in the media. Holding a WSF here would give us another impetus for convergence and mobilization that would go beyond the traditional cleavage Quebec/Canada/First Nations, working in the same direction than the PSF.The WSF 2015 is proposed one year after the PSF, and we are confident that if we work in collaboration, this time it will be enough to gather the resources needed for the organization of the WSF.

The People’s Social Forum is a very ambitious and inspiring project that will need the mobilization of most of the Canadian civil society from now until August 2014. As we have already stated during the meetings of the PSF in Quebec, we aim to support this process. We also engage ourselves to acknowledge the efforts deployed by the PSF and the links created throughout Canada and beyond, in order to be prepared to give a continuity to the process of the Social Forums in this part of the world, specially from September 2014 to August 2015.

Visas and accessibility to Canada will be important issues to this nomination. International mobility is undoubtedly a challenge in each WSF (Peruvian or Chinese people cannot more easily go to Africa, than come to Canada). We want to fight this battle there in front, even if we are aware that our action at this level might be very limited. But it seems fundamental to bring this debate into the public arena. In addition, we hope that 2015 will be a polycentric WSF Forum as in 2006, and it will encourage the participation of more people internationally.

We are looking forward to talking with those who are preparing to nominate their countries (specially our Indian comrades, and maybe others?) for the next WSF, and to all who are already thinking about the WSF 2015. It would be an honour to be able to speak with you on the virtual conversation “WSF 2015” that is proposed during the Iraqi Social Forum (this acknowledges once more the importance of the links between national forums and the world forums, as being part of the same process).

This conversation will take place on Saturday September 28th, at 14:00GMT (7am Vancouver, 9am Mexico, DF, 10am New York/Montreal, 14:00 London/Paris/Tunis, 19:30 New Dehli, 12am Sydney), open source voice communication software “Mumble” (Full step by step instructions following the link below, we will be in room Open Space) http://occupytalk.org/article/howconnect-our-server

**Facebook event : https://www.facebook.com/events/569942683061279/

In solidarity,

Carminda Mac Lorin, Raphaël Canet, Pierre Lemay, Louis-Philippe Lizotte, Henri-C. Baudot (text approved by the facilitation/mobilization collective) https://fsm2015quebec.wordpress.com/

Français

Bonjour,

Nous, Carminda Mac Lorin, Raphaël Canet, Pierre Lemay, Louis-P. Lizotte, et Henri-C. Baudot et d’autres sommes engagés dans le Collectif « Vers un FSM 2015 au Québec », une initiative qui vise à proposer la candidature du Québec  pour la tenue d’un prochain Forum social mondial. En réponse à des courriels adressés à notre groupe, voici quelques précisions qui pourront répondre à certaines questions  : qui sommes-nous, quelle est notre position sur le caractère virtuel du FSM 2015 quelle est notre relation avec le Forum social des Peuples de 2014 et enfin comment traiterons-nous l’accessibilité à un FSM au Québec. Le Collectif apprécie beaucoup les commentaires. N’hésitez donc pas à communiquer avec nous au : fsm2015.quebec@gmail.com .

Qui sommes-nous?

Nous sommes un groupe ouvert créé en mars 2013 par une douzaine d’individus impliqués dans divers réseaux, tels Uni-Alter, un groupe de chercheurs activistes ayant une grande connaissance des processus des Forums sociaux, Occupy, Idle no More, VIA22, les secteurs culturels et communautaires des organisations de la société civile québécoise. Plusieurs d’entre nous étaient à Tunis durant le Forum social mondial 2013 (certains engagés dans Global Square), et la majorité a participé à l’organisation des deux Forums sociaux québécois 2007 et 2009 (voir : https://fsm2015quebec.wordpress.com/appuyez-la-candidature-du-quebec/ ).

Nous sommes un groupe qui veut contribuer au processus des Forums sociaux mondiaux et qui reconnaît l’apport important de la jeunesse et des nouvelles perspectives qui ont émergé de ce que l’on nomme « nouveaux mouvements de base post 2011 ».Nous nous intéressons notamment à la recherche continue de structures organisationnelles moins hiérarchiques et au développement d’outils de communication qui renforceront nos actions dans une perspective large, qui s’étendra au-delà des événements biennaux du FSM.

Notre approche est quelque peu différente de celle des derniers Forums sociaux mondiaux, puisque ce groupe a été créé par des personnes très engagées dans différents réseaux (incluant des organisations et des groupes moins formels), et pas seulement par des personnes représentant des structures institutionnelles. Nous avons commencé un processus de réflexion et de mobilisation qui est très bien reçu par différents groupes dans la société civile québécoise, nord-américaine et mondiale, comme par exemple l’Association Mondiale des Radiodiffuseurs communautaires qui regroupe environ 4000 radios communautaires, InterOccupy, NoVox Togo pour ne citer que ceux-là et il est à noter que la Ville de Montréal a également démontré de l’intérêt pour cette initiative (http://www.ledevoir.com/economie/actualités-economiques/377031/montreal-le-porto-alegre-du-nord). Nous voulons travailler pour confirmer notre  intuition d’une volonté collective de tenir un FSM au Nord dans une perspective polycentrique. Nous reconnaissons et souhaitons respecter la Charte de Principes du FSM, et nous croyons fermement au rôle que peut jouer le FSM comme espace de mobilisation et de créativité pour un monde libéré de la domination du capital et de l’impérialisme.

Le groupe ouvert de facilitation/mobilisation a été créé lors d’une rencontre consultative publique tenue le 5 mai 2013 à Montréal et organisée dans le but d’élargir la discussion sur la pertinence et la faisabilité d’un Forum social mondial au Québec en 2015. Depuis ce jour, nous recevons des commentaires positifs (voir https://fsm2015quebec.wordpress.com/appuyez-la-candidature-du-quebec/liste-des-groupes-appuyant-linitiative-fsm-2015-quebec/), ainsi que des critiques constructives qui seront prises en considération pour la préparation de la candidature du Québec au Conseil international du FSM.

Notre position sur le caractère virtuel du FSM 2015

Nous considérons que l’espace virtuel est complémentaire à l’espace physique du FSM, ce qu’InterOccupy (une plateforme visitée par des dizaines de milliers de personnes) et Global Square (une série d’assemblées virtuelles et physiques durant le FSM à Tunis, proposant les perspectives des mouvements de base post 2011 ) ont reconnu comme positif dans notre démarche. Le contact avec eux se poursuit pour déterminer la nature de leur contribution concrète afin d’élargir et de renforcer les communications par le biais des nouvelles technologies. Nous sommes également en contact avec Pierre George (un membre de la commission extension du Conseil international du Forum social mondial), et nous espérons pouvoir soutenir le travail que lui-même et d’autres personnes ont déjà fait à ce sujet. Ainsi, le caractère virtuel du FSM 2015 nous apparaît d’autant plus évident et fondamental que le cyberespace est déjà une arène centrale pour plusieurs de nos actions avec différents réseaux locaux/mondiaux tels Squares, 15M/ Indignados, Real Democracy Now, YoSoy132, et autres en Turquie et au Brésil, etc.

Notre relation avec le Forum social des Peuples de 2014

Plusieurs d’entre nous ont déjà participé, depuis et avant même la création de notre Collectif, aux rencontres organisationnelles du Forum social des Peuples (FSP Canada-Québec-Premières Nations) qui aura lieu en 2014 à Ottawa (Canada). Comme vous pourrez le constater sur notre blogue (https://fsm2015quebec.wordpress.com ), nous supportons le processus du FSP et encourageons une large participation à ses activités dans nos communications. Nous pensons que le FSP et le FSM participent d’un même processus à long terme et que nous devons y travailler ensemble.

L’élection fédérale prévue au Canada en octobre 2015, soit un an après le FSP et quelques mois après le FSM 2015, rend les deux événements d’autant plus pertinents et complémentaires. De plus, l’énergie générée par le « Printemps érable » en 2012 est la preuve de la vitalité du Québec qui continue de s’exprimer dans de nombreux et différents projets même si cela semble dorénavant moins spectaculaire dans les médias de masse. Tenir un FSM ici donnerait une impulsion supplémentaire à la convergence et à la mobilisation au-delà du clivage traditionnel Québec/Canada/Premières nations, poursuivant ainsi dans la voie ouverte par le FSP 2014. Le FSM 2015 est ainsi proposé un an plus tard que le FSP à dessein.

Le Forum social des Peuples (FSP) 2014 est un projet très ambitieux et très inspirant qui nécessitera la mobilisation des organisations et des citoyenNEs de la société civile canadienne, à partir de maintenant et jusqu’en août 2014. Comme nous l’avons déjà exprimé lors des rencontres du FSP, nous supportons totalement ce processus.

Nous nous engageons à reconnaître les efforts et énergies déployés par le FSP, ainsi que les liens créés à travers tout le Canada et au-delà, afin d’assurer la continuité du processus FSM dans cette partie du monde. Nous sommes confiants de pouvoir travailler en étroite collaboration et mobiliser les ressources nécessaires pour l’organisation du FSM au Nord en 2015.

Accessibilité

La mobilité internationale est sans doute un défi à chaque FSM mais nous sommes conscients que l’obtention de visas et l’accessibilité au Canada seront des enjeux importants pour la candidature du Québec. Nous voulons y faire face même si nous savons que notre pouvoir à ce niveau est limité. Il nous apparaît cependant fondamental de mettre cette question au jeu dans l’arène publique.

Dans cette optique, nous espérons que le FSM 2015 soit polycentrique, comme l’a été celui de 2006, ce qui favorisera certainement la participation internationale. Ainsi, nous voulons discuter plus avant avec ceux qui élaborent actuellement des candidatures (plus spécialement les camarades indiens et peut-être d’autres…) pour le prochain FSM. Cette discussion pourrait se tenir dans le cadre de la « conversation virtuelle FSM 2015 » qui est proposée durant le Forum social irakien le 28 septembre prochain à 14 :00GMT (7 h 00 Vancouver, 9 h 00 Mexico, DF, 10 h 00 New York/Montréal, 14:00 h London/Paris/Tunis, 19 h 30 New Dehli, 12 h 00 Sydney) via le logiciel libre de communication vocale Mumble où nous serons dans l’espace Open Space (des instructions étape par étape pour l’utilisation de ce logiciel sont disponibles ici : http://occupytalk.org/article/howconnect-our-server).

Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/569942683061279/

Solidairement,

Carminda Mac Lorin, Raphaël Canet, Pierre Lemay, Louis-Philippe Lizotte, et Henri-C. Baudot et tout le collectif de facilitation et mobilisation Vers un Forum Polycentrique 2015 avec un ancrage au Québec

Español

Somos Carminda Mac Lorin, Raphaël Canet, Pierre Lemay, Louis-Philippe Lizotte, Henri-C. Baudot, y estamos involucrados en la iniciativa de proponer Quebec como una de las sedes para el próximo FSM.

 En respuesta a diferentes correos electrónicos recibido recientemente, envieamos aquí algunas aclaraciones (sobre todo acerca de quiénes somos, qué pensamos en el aspecto virtual del FSM 2015, nuestro relación al Foro Social de los Pueblos 2014, entre algunos otros).

El colectivo de facilitación / movilización preparando la candidatura de Quebec se reúne todos los miércoles. Realmente apreciamos sus comentarios, así que por favor no dude en escribirnos a: fsmquebec.2015 en  gmail.com!

** ¿Quiénes somos?

Somos un grupo abierto creada en mayo de 2013, por una docena de personas que participan en diversas redes (como la Uni-Alter, un colectivo de investigadores activistas con un amplio conocimiento sobre el proceso de los foros sociales, Occupy; Idle No More; VIA22; sectores de cultura y de comunidad , y muchos de trabajando dentro de la sociedad civil quebequesa). Muchos de nosotros estábamos en Túnez durante el último Foro Social Mundial (algunos muy comprometido en la Plaza Global /Global Square),( http://www.global-square.net/globalsquare-reports-from-the-world-social-forum-2013-tunis/ ) y la mayoría estaban involucrados en la organización de los dos Foros Social Quebec (2007 y 2009), y los recientes movimientos sociales de base que han surgido en Quebec desde 2011 (algunos de nuestros nombres se puede encontrar aquí: https://fsm2015quebec.wordpress.com/appuyez-la-candidature-du-quebec/ ). Compartimos la opinión de que tener un foro policéntrico en 2015, con una ubicación en el Norte global (y, específicamente, Quebec) sería bueno por muchas razones (especialmente en lo que tendría un impacto importante en los movimientos sociales de la región y crearia una mayor conciencia sobre la necesidad de un cambio fundamental en la base del sistema económico).

Somos un grupo de personas que quieren contribuir al proceso del Foro Social Mundial, reconociendo la importancia de las aportaciones de los jóvenes y de las nuevas perspectivas desarrolladas dentro de lo que son a menudo llamados « nuevos movimientos sociales de base post-2011 » – sobre todo en la búsqueda permanente de estructuras de organización menos jerárquicas y herramientas de comunicación que permitan potenciar y reforzar nuestras acciones dentro de un proceso más amplio (y no sólo a los eventos del FSM bienales).

En ese sentido, el espacio virtual es totalmente complementaria a la física: InterOccupy (una plataforma basada en los EE.UU. que es utilizada por decenas de miles de personas) y la Plaza Global /Global Square (una serie de reuniones y asambleas en linea y en persona relacionadas  con »los movimientos de base post-2011″, proponiendo un espacio abierto en el último Foro Social Mundial en Túnez) son redes que ya reconocieron nuestra iniciativa y las discusiones continuarán, para determinar cuál  sera su contribución concreta para la comunicación más amplia y continua.

También hemos estado en contacto con Pierre George (un contribuyente activo a la extensión del FSMhttp://openfsm.net/projects/sfexintercom  y  esperamos de ser capazes de apoyar de cerca el trabajo que el y otras personas ya han hecho. Por lo tanto, la extensión virtual del FSM 2015 parece fundamental, ya que el ciberespacio es ya una arena central de nuestras acciones con diferentes redes locales / globales como Squares, 15M/Indignados, Democracia Real Ya, ocupe, YoSoy132, alrededor de luchas turcas y brasileñas .. .

Nuestro enfoque es algo diferente de lo que hemos visto en los últimos Foros Sociales Mundiales, ya que este grupo fue creado por personas profundamente involucradas en  diferentes redes (incluyendo  organizaciones y grupos o redes menos estructuradas), y no sólo por personas que representan a estructuras institucionales .

 Hemos iniciado un proceso de reflexión y movilización que ha sido bien recibido por los diferentes grupos de la sociedad civil de la región (como la Asociación Mundial de Radios Comunitarias, que consta de alrededor de 4.000 radios, InterOccupy, Novox Togo, entre otros, en Quebec y en el mundo , y la ciudad de Montreal ha mostrado interés en esta iniciativa: http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/377031/montreal-le-porto-alegre-du-nord ), y nos gustaría seguir trabajando para confirmar esta intuición de una voluntad colectiva para sostener  un FSM en el Norte (con suerte como un evento policéntrico).

Reconocemos y queremos respetar la Carta de principios, y creemos firmemente en lo que el FSM puede alentar, como  espacio de movilización y creatividad, para un mundo cada vez menos dominado por el  capital o por cualquier forma de imperialismo.

El equipo de facilitadores / movilización abierto fue creado durante la reunión consultiva celebrada el 5 de mayo de 2013, organizada con el fin de ampliar el debate sobre la pertinencia y viabilidad de un Foro Social Mundial 2015 en Quebec.

Y desde entonces, estamos recibiendo retroalimentación entusiasta (el proceso de movilización se reforzara  como termina el verano, pero se puede tener una idea de los grupos que han confirmado su apoyo  aquí:  https://fsm2015quebec.wordpress.com/appuyez-la-candidature-du-quebec/liste-des-groupes-appuyant-linitiative-fsm-2015-quebec/),y tomaremos  seriamente  en cuenta todas las críticas constructivas en la presentación de la candidatura de Quebec para el Consejo Internacional.

** Foro Social de los Pueblos 2014 y el Foro Social Mundial 2015 en Quebec

Muchos de nosotros también están involucrados en el Foro Social de los Pueblos (PSF), asistiendo a sus reuniones de organización en Quebec desde la creación de nuestro colectivo (e incluso antes en algunos casos). Como se puede ver en nuestro Blog (https://fsm2015quebec.wordpress.com/), apoyamos el proceso de PSF y animamos  una amplia participación en sus actividades a través de nuestras comunicaciones. Creemos que el PSF y el FSM son parte de un mismo proceso a largo plazo, y que tenemos que trabajar juntos.

Como Michel Lambert ha dicho, el momento en Canadá es clave, ya que las elecciones federales están previstas para octubre de 2015 (un año después de la PSF del mes de agosto de 2014, y pocos meses después del evento del FSM, que deseamos  proponer para agosto / septiembre 2015 ). Por otra parte, la energía que salió de la primavera de Quebec 2012 es la prueba de la vitalidad actual de Quebec, que ahora está floreciendo a través de diversos proyectos, aunque parezca menos espectacular en los medios.

La celebración de un Foro Social Mundial aquí nos daria otro impulso para la convergencia y movilización que iría más allá de la división tradicional  Quebec / Canadá / Primeras Naciones, que trabajando  en la misma dirección que el PSF. El FSM 2015 esta propuesto  un año después del PSF, y estamos confiados  de que si trabajamos en colaboración, esta vez va a ser suficiente para reunir los recursos necesarios para la organización del FSM.

Foro Social de los Pueblos es un proyecto muy ambicioso e inspirador que necesitará la movilización de la mayor parte de la sociedad civil canadiense a partir de ahora hasta agosto de 2014. Como ya hemos dicho en las reuniones del PSF en Quebec, nuestro objetivo es apoyar este proceso como podamos.

También nos comprometemos a reconocer los esfuerzos desplegados por el PSF y los vínculos creados a través de Canadá y más allá, con el fin de estar preparados para dar una continuidad al proceso de los foros sociales en esta parte del mundo, especialmente a partir de septiembre 2014 hasta agosto 2015.

Visas y accesibilidad a Canadá serán cuestiones importantes a esta nominación. La movilidad internacional , sin duda es un reto en cada FSM (los peruanos o chinos no pueden ir más fácilmente a África, que a Canadá). Queremos luchar esta batalla en frente, aunque somos conscientes de que nuestra acción en este nivel podría ser muy limitada. Pero parece fundamental para llevar este debate a la arena pública.

 Además, esperamos que el 2015 será un foro FSM policéntrico  como en 2006, y va a fomentar la participación de más personas a nivel internacional.

Esperamos  hablar con los que se preparan para nominar a sus países (en especial a nuestros compañeros indíanos, y quizás otros?) para el próximo Foro Social Mundial, y para todos los que ya están  pensando en el FSM 2015.

 Sería un honor poder hablar con ustedes en la conversación virtual « Foro Social Mundial 2015 », que se propone durante el Foro Social iraquí

http://openfsm.net/projects/iraq-social-forum/participation-call

 (este señala  una vez más la importancia de los vínculos entre los foros nacionales y los foros mundiales, como parte de el mismo proceso).

Esta conversación se llevará a cabo el sábado 28 de septiembre a las 14:00 GMT (07 a.m. Vancouver, 9am México, DF, 10 New York / Montreal, 16:00 Londres / París / Túnez, 1700 Baghdad  – 19:30 Nueva Delhi, 12 p.m. Sydney), usando el  software comunicación de voz  » de código abierto Mumble » (instrucciones paso a paso completo en el siguiente enlace, estaremos  en la sala virtual  Open Space Espacio Abierto) http://occupytalk.org/article/howconnect-our-server

** evento Facebook: https://www.facebook.com/events/569942683061279/

En solidaridad,

Carminda Mac Lorin, Raphaël Canet, Pierre Lemay, Louis-Philippe Lizotte, Henri-C. Baudot (texto aprobado por el collective de facilitación / movilización)

https://fsm2015quebec.wordpress.com/